Aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la schizophrénie au CHNU de Fann (Dakar – Sénégal) : Étude descriptive transversale du 1er janvier 2023 au 31 juin 2024

Titre : Aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la schizophrénie au CHNU de Fann (Dakar – Sénégal) : Étude descriptive transversale du 1er janvier 2023 au 31 juin 2024
Auteurs : Abou SY, Lisa Danielle MOKOUING
Introduction : La schizophrénie est un trouble psychotique chronique ubiquitaire de l’adulte jeune, alternant rémissions et rechutes nécessitant souvent des hospitalisations. Ce qui a motivé notre travail qui avait comme objectif d’étudier ses aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques chez des patients suivis en hospitalisation au centre hospitalier national universitaire (CHNU) de Fann
Méthodologie : Nous avons mené une étude transversale, descriptive sur une période allant du 1er janvier 2023 au 30 juin 2024, incluant tous les patients hospitalisés pour schizophrénie au service de psychiatrie du CHNU de Fann.
Résultats : sur un total de 847 patients hospitalisés, 153 patients sont diagnostiqués schizophrènes soit une fréquence de 18,06 %. Les dossiers perdus étaient au nombre de 36 et cinq dossiers se sont révélés inexploitables. Ce qui a abouti à une population d’étude de 112 patients. L’âge moyen de notre population était de 36,91 ± 10,84 avec une prédominance masculine (83,93 %). L’âge moyen de survenue du premier épisode était de 26,18 ± 6,53 ans. Le taux de scolarisation s’élevait à 78,56 %. La majorité des patients étaient sans emploi (66,07 %) et célibataire (65,18 %). La plupart de nos patients ont consulté dans le mois suivant le début des symptômes (37,5 %), à la demande de la famille (95,04 %). Les motifs de consultation les plus fréquents étaient l’insomnie (74,10 %) et l’agressivité (66,96 %). Des antécédents psychiatriques personnels sont rapportés dans 90,18 % avec plusieurs hospitalisations (73,21%). La consommation de substances psychoactives est retrouvée chez 67,86 % des patients. Selon l’échelle PANSS, la symptomatologie de nos patients était légère à modérée (score total moyen de 65,79). Le sous-type positif représentait 81,25 % des patients. La forme clinique dominante était la schizophrénie paranoïde (60,71 %). Le traitement reposait essentiellement sur les neuroleptiques à hauteur de 94,64 % avec une bithérapie fréquemment associant l’halopéridol et la chlorpromazine (58,03 %).
Discussion : la schizophrénique est une pathologie chronique du sujet jeune impactant son insertion socioprofessionnelle. La symptomatologie bruyante avec un prévalence des idées délirantes impose la nécessité d’un traitement efficace. Dans notre contexte, la prise en charge repose majoritairement sur les neuroleptiques, exposant les patients à un risque accru d’effets indésirables.
Mots clés : schizophrénie, psychose, PANSS, Sénégal

Abou SY

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